Le Manifeste pour une démocratie du travail
Le Manifeste pour une démocratie du travail sera en librairie le 17 avril 2026, publié par La Dispute.
L’équipe des Ateliers Travail et Démocratie se tient à la disposition des syndicats, associations, médias, citoyen·nes…, pour organiser des réunions débats autour du Manifeste. Celui-ci vise à ouvrir des pistes d’action pour refonder la démocratie en partant du travail.
Contexte et ambition
Le Manifeste pour une démocratie du travail s’inscrit dans un moment où la question du pouvoir au travail revient au premier plan : transformations écologiques, crises de légitimité managériale, montée des aspirations à l’autonomie. Issu d’un processus collectif réunissant chercheurs, praticiens et acteurs syndicaux ou associatifs, il propose moins une théorie qu’une feuille de route politique et organisationnelle.
L’ambition centrale est de dépasser la vision classique de la participation (consultation, dialogue social formel) pour affirmer un principe plus exigeant : le travail comme espace démocratique à part entière.
Les thèses principales
1. Le travail comme lieu de souveraineté
Le manifeste pose que les travailleurs doivent pouvoir peser sur :
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l’organisation du travail
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les finalités de l’activité
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les choix stratégiques
Il s’agit donc d’une extension de la démocratie au-delà des institutions politiques vers la sphère productive.
2. La critique du modèle participatif classique
Le texte souligne les limites des dispositifs existants (enquêtes internes, espaces d’expression) jugés souvent symboliques. Il appelle à passer d’une logique de participation consultative à une logique de co-décision structurée.
3. La démocratie comme levier de transformation écologique et sociale
Le manifeste fait explicitement le lien entre transition écologique et pouvoir d’agir des salariés, considérant que les transformations nécessaires ne pourront être légitimes et efficaces qu’avec un haut niveau d’implication démocratique.
Auteur.ice.s


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