L’événement s’appuie sur la parution de deux ouvrages collectifs récents :

  • Travailler fait-il toujours sens ? (Éditions Erès, 2026), coordonné par Thomas Coutrot, Marie-Anne Dujarier, Alexis Cukier, Corinne Gaudart, Léonie Hemdat, Dominique Lhuilier, Margaux Trarieux et Émilie Veyrat.
  • Sens du travail et syndicalisme (Revue de l’IRES, numéro spécial 2026), coordonné par Thomas Coutrot et Léonie Hemdat.

Intervenants et intervenantes

La table ronde réunira des actrices et acteurs du monde du travail et de la recherche :

  • Auteur·ices présent·es : Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Léonie Hemdat, Dominique Lhuilier et Émilie Veyrat.
  • Acteur·ices du terrain et du syndicalisme :
    • Christelle Gris, sociologue du travail, intervenante auprès des CSE ;
    • Ramuntcho Tellechea, garde-forestier à l’ONF, Snupfen Solidaires ;
    • Adèle Tellez, co-secrétaire de l’UD CGT Paris ;
    • Jim Uro, travailleur chez Enercoop, syndicaliste CGT ;
    • Cyril Verlingue, syndicaliste SNES-FSU, responsable national du groupe écologie ;
    • (ainsi que d’autres représentant·es syndicaux, notamment CFDT à confirmer).

Un écho aux travaux de l’Agora D.O.D.E.S.

Alors que les mutations contemporaines du travail interrogent vivement la perte de repères éthiques, la crise écologique et l’organisation du pouvoir dans les structures productives, la question du « sens » ne saurait être réduite à un ajustement individuel ou managérial.

Cet événement s’inscrit pleinement dans les questionnements qui animent l’Agora :

  1. Reconstituer le lien entre pouvoir décisionnel et finalité du travail : Le sentiment d’absurdité au travail dérive bien souvent d’une dépossession de l’arbitrage sur l’utilité socialement et écologiquement soutenable de l’activité. Mettre en regard syndicalisme et sens du travail permet de réarticuler le vécu subjectif des salariés avec les mécanismes collectifs de délibération et de négociation du travail.
  2. Croiser savoirs académiques et prisme du terrain : La composition de la table ronde illustre une posture chère à nos travaux : faire dialoguer la recherche en sciences sociales (sociologie, ergonomie, économie) avec l’expérience vécue des travailleurs et les pratiques des organisations syndicales.
  3. Penser la transition écologique et sociale depuis le travail réel : Les présences conjointes de travailleurs du secteur des énergies renouvelables (Enercoop), de la gestion des espaces naturels (ONF) et de syndicalistes investis dans les enjeux écologiques soulignent la nécessité de démocratiser le choix des finalités de l’appareil productif face aux défis socio-environnementaux actuels.